Essaye De Ne Pas Rire Football Field

Qui dit Saint Tropez, dit Brigitte Bardot ou le gendarme ! Amateurs de bonnes blagues et des grimaces de Louis de Funès, sachez que le gendarme est de retour. Une version restaurée sera diffusée dans les cinémas l'été prochain.

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Qu'est-ce qui est bleu et qui attend ?

Deux #gendarmes dans un #village appellent le QG ! #chef une femme vient de tirer un #coup de fusil sur son #mari parce qu'il avait marché sur le #carrelage qu'elle venait de #laver ! vous avez arrêté la #femme ? heu #non chef le carrelage n'est pas #encore sec !!! #blague #gag #blagues #humour #humour #rire

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  • Je m’appelle Julien de Sousa et je ne suis pas devenu maçon.

    Aujourd’hui je fête mes 28 ans. Je ne ferai donc pas partie de ce club huppé et morbide qu’est le club des 27 — le Forever 27 Club. En même temps, je ne suis pas un virtuose de la guitare électrique comme Jimi, je n’ai pas atteint le Nirvana comme Kurt et je n’ai pas la voix jazzy d’une certaine Amy. Et puis, je n’ai ni leur aura, ni leur influence, soyons honnêtes. Alors, à défaut que quelqu’un publie une page Wikipedia à mon sujet, je me suis dit que j’allais moi-même revenir sur quelques grandes étapes de ma vie : avant tout pour moi, histoire de faire le bilan calmement, mais peut-être aussi pour en inspirer certains, en toute modestie.

    Foot, HLM, colo et bacalhau : une jeunesse hautes en couleurs

    Je suis né le 30 mai 1988 dans la maternité de Mantes-la-Jolie (78 les Yvelines), aujourd’hui remplacée par une école Nationale de musique (j’aurais vraiment pu prétendre faire partie du Club des 27 !). Mon père est un mécanicien portugais, ma mère est une touche-à-tout-ce-qui-brille française — ça veut dire qu’elle fait le ménage chez les gens car tout ce qu’elle touche, elle le fait briller. J’ai essentiellement baigné dans une culture normande, côté maternel, car mes parents se sont séparés quand je portais encore des couches et je ne voyais mon père qu’à Noël ou à mon anniversaire. Je n’ai finalement du “Portugal” que mon nom de famille mais j’ai eu l’impression toute ma jeunesse d’être un cliché: un père manuel (qui ne s’appelle pas “Manuel” mais “Domingos”), une mère femme de ménage, un HLM ou un logement de fonction comme toit et une passion sans faille pour le football. C’était plutôt comique comme situation et grâce à ça j’ai très vite eu de l’auto-dérision.

    “Depuis que j’ai appris à rire de moi-même, je ne m’ennuie plus jamais”. Georges Bernard Shaw

    J’ai grandi entouré de copains de 14 nationalités différentes où nos journées sans école étaient rythmées par les ballons qui atterrissaient sur la route et les voix de nos daronnes qui criaient par la fenêtre “A table !”. Quand venait l’été, ma mère me mettait dans un autocar directions Samoëns, le Puy-en-Velay, ou Pyla-sur-Mer pour découvrir les joies de la colo et faire des activités insoupçonnées comme des bracelets brésiliens, des chasses au trésor ou mieux, des Boums (c’est sur la compil’ R’nB 2001 que je me suis passionné pour la danse, et les slows). J’ai beaucoup déménagé, parfois pour quelques kilomètres seulement, il fallait bien les caser quelque part mes demi-frères et sœurs. Je ne compte plus le nombre de parties de Golden Eye sur N64, de Action Man contre Barbie, de cache-cache volets fermés dans le F3, de courses de petites voitures et de bagarres qu’on a faits tous les 3. Je me sentais comme un bacalhau dans l’eau.

    Boutons, premier amour, orientation et randonnées : cap sur l’adulescence

    J’ai toujours été très bon élève à l’école et ça c’est grâce à ma mère qui rend brillant tout ce qu’elle touche. Elle me répétait sans cesse “L’essentiel c’est que tu comprennes, les notes c’est que pour la frime !”. Alors jusqu’au lycée j’avais envie de frimer auprès de mes professeurs puis après j’ai préféré frimer auprès d’un autre public. L’année de mon Bac S, malgré un physique un-gras comme ma peau, j’ai rencontré une fille que j’ai réussi à séduire grâce à mes talents ménagers (merci maman). J’ai eu mon permis, je ne savais pas faire de créneaux, et nous sommes partis en vacances d’été dans son Sud-Ouest. Premier été sans colo et premier été en amoureux . Ils s’en suivront une petite dizaine similaires, et si je suis le Julien d’aujourd’hui, personnellement et professionnellement parlant, c’est en partie grâce à elle et sa famille.

    “Il reste toujours quelque chose de l’enfance, toujours…” Marguerite Duras

    A la question “qu’est-ce que tu veux faire plus tard ?”, j’ai toujours répondu “moi je veux être footballeur avec l’équipe du Brésil”. Et puis, avec le temps j’ai échangé mes crampons pour des chaussures de randonnées et je me suis pris d’une passion pour la marche en hautes montagnes. Grâce à mes colos, j’ai découvert les grands espaces, la nature et les plaisirs de dormir sous une tente (pluie qui s’infiltre, mal de dos, moustiques qui s’invitent dans ton duvet, tente qui s’affaisse avec le vent…). C’était décidé, plus tard je voudrais protéger cette nature. Alors en discutant avec ma famille adoptive, j’ai trouvé une formation en sciences de l’environnement et j’ai manié les formules chimiques, les Erlenmeyer, les microscopes et les logiciels de modélisations pendant 4 ans. Mais il me manquait deux choses pour me sentir utile : du concret et de l’action.

    Développement Durable, World Tour, monde professionnel et nouvelle vie : un adulte en devenir

    J’ai fait un stage de 2 mois au LSCE (Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement), à étudier la fonte du Groenland en fonction des différents scénarios du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat). A la fin j’avais de belles courbes, de tristes conclusions et une note tout à fait honorable pour valider mon stage. Et next ? Qu’est-ce qu’on fait pour éviter mes résultats, qu’est-ce qu’on fait pour garder le Groenland ? Frustration. Tous mes Travaux Pratiques, toutes nos sorties terrains et tous nos exposés étaient construits sur des cas abstraits, aucun cas concrets qui pouvaient aider quelqu’un ou quelque chose. J’ai donc décidé de consacrer ma 5ème année d’étude à un concept tout nouveau pour moi : le Développement Durable, ou comment concilier l’écologie, le social ET l’économie, le DD quoi.

    “Ça coûte vachement cher les études ! Et pourtant, moi je faisais gaffe. J’étais un de ceux qui étudiait le moins.” Coluche

    Avec cette dernière année sur les bancs de la fac, j’ai aussi mis un pied dans le monde professionnel via mon Master en alternance. J’avais déjà fait beaucoup de petits boulots d’été (serveur, animateur en colo, travail à la chaîne, agent d’entretien, mamy et baby-sitting, et même assistant géomètre) mais c’était la première fois que j’allais avoir une expérience d’un an avec le même boulot. J’ai rejoins l’équipe de Greenflex, une société de services en développement durable, qui était une toute petite équipe à l’époque alors qu’aujourd’hui elle pèse dans le game. J’ai découvert le métier de consultant, ce qu’était l’économie et l’importance de parler “euros” pour convaincre des décideurs de prendre des décisions qui leurs semblent dérisoires. J’ai compris que le DD et la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) pouvaient être de formidables leviers de croissance responsable mais qu’avant de changer les entreprises et les collectivités, il fallait changer leurs représentants. A la fin de cette alternance riche en apprentissages, j’ai décidé de me prendre une Gap Year (oui une année sabbatique) pour parcourir le monde avec ma tente, mon sac et mes économies.

    Entrepreneuriat social, hold-up, start-up et multi-tâches : un adulte qui fait sens

    Septembre 2013, je rentre de mon tour du monde que quelques-uns ont suivi via la page Facebook créée pour l’occasion : Petit journal d’un Grand Voyage. A mon retour, je reviens avec plein d’idées, plein d’énergie et cette volonté d’agir encore plus concrètement pour faire évoluer positivement le monde dans lequel on vit. Partageant mon temps entre serveur le week-end place de Clichy et chercheur (d’emploi) la semaine depuis la banlieue, une amie a eu la brillante idée un jour de me partager un post Facebook de SenseSchool, une entreprise sociale rattachée à MakeSense, qui forme à l’innovation tout en résolvant des défis sociaux/environnementaux concrets. Ni une, ni deux, je me suis retrouvé à “Créer le premier outil de lutte contre le gaspillage alimentaire à destination de 300.000 étudiants parisiens” en compagnie d’une bande de motivés. Soirs et week-ends, on a appris à résoudre un problème complexe qui nous tenait à cœur, à apporter une solution innovante et concrète et à travailler avec de nombreux partenaires (Zéro Gâchis, le CNOUS, des ministères) et des codeurs/designers avec un cœur gros comme mon sac à dos de l’époque ! What The Food était née, et nous sommes encore quelques-uns impliqués dans ce projet actuellement en test dans trois restaurants universitaires parisiens.

    “T’as aucune chance, alors saisis-la !” Jamel Debbouze

    Ce premier pas dans l’aventure MakeSense, et l’entrepreneuriat social de manière élargie, m’a fait rencontrer des gens incroyables, des jeunes de mon âge qui n’ont pas attendu d’avoir un job pour agir, ils ont monté leur boîte, leur asso, ils ont relevé leurs manches et sont allés sur le terrain se confronter à la réalité pour proposer des solutions concrètes aux maux d’aujourd’hui. Grâce à mon premier pas dans cet univers, j’ai eu l’occasion de réaliser un tour de France pour animer des ateliers Scale Up avec MakeSense, en partenariat avec le BCG (Boston Consulting Group), un des plus gros cabinets de conseils en stratégie du monde. Moi, petit universitaire scientifique qui n’ai jamais appris à créer un modèle économique, je me suis retrouvé à animer ce genre d’atelier. Comment est-ce possible ? En prototypant, en testant, en faisant, en itérant et en étant bien entouré. Le deuxième pas venait de s’enclencher. On m’a proposé d’autres missions (SenseCube, SwitchUp Challenge, AFD…), je suis resté dans cet écosystème et les mots start-up, multi-tasking, brainstorming, SocEnt et hold-up sont devenus aussi familiers que substitution nucléophile, chromatographie et appareil de Golgi . J’avais trouvé du concret et de l’action.

    Apprendre en faisant, apprendre se réalisant, apprendre en s’engageant : un citoyen formateur

    Aujourd’hui j’ai rejoins l’équipe fondatrice de SenseSchool, retour aux premiers amours. Avec l’équipe, on s’atèle à créer l’école de demain : celle où mes enfants voudront aller. L’école du sens (apprendre en s’engageant), de l’action (apprendre en faisant) et de l’enthousiasme (apprendre en se réalisant). Je n’ai jamais imaginé devenir professeur, ou alors un prof’ de sport. Mais finalement c’est un peu mon métier : je créé des contenus pédagogiques, je conçois des formations (#Innovation, #DesignThinking) et je les anime auprès d’étudiants, de professionnels et même de professeurs. Je me souviens avoir eu de très bons cours plus jeune, dispensés par des passionnés. Je me souviens surtout que j’ai beaucoup plus appris quand il fallait mettre en pratique ce qu’on nous enseignait. Alors c’est ce qu’on essaye de faire avec SenseSchool. On n’a pas la prétention de tout changer tout seul, on se remet souvent en question — en équipe et individuellement. On prototype, on teste, on fait, on itère. On aime apprendre nous aussi. J’ai toujours aimé apprendre, j’ai toujours été curieux et j’ai toujours eu besoin d’être challengé. J’ai découvert que j’aimais aussi transmettre et embarquer d’autres personnes avec moi.

    “Pour avoir envie de protéger quelque-chose, il faut l’aimer. Et pour l’aimer, il faut d’abord bien la connaître.” Jean-Philippe de l’EcoCentre du Bouchot

    Pendant mon tour du monde, j’ai découvert des peuples qui vivaient dans la collaboration pour surmonter les défis qu’ils rencontraient chaque jour. Dans ma vie actuelle, je rencontre des citoyens prêts à se mobiliser pour aider les projets sociaux qui leurs tiennent à cœur et contribuer à faire de ce monde, un monde où on a son mot à dire, nos idées à partager et notre pouvoir d’agir. J’ai consacré une bonne partie de ma vie à comprendre comment fonctionnait la planète et les peuples qui y vivent. C’est en étant curieux et ouvert qu’on commence à aimer des choses, et qu’on a envie de les protéger. Et quel est le meilleur endroit pour faire des découvertes ? L’école ! Alors on travaille à la création de l’école du XXIe siècle. Celle où les étudiants et toutes les parties prenantes de l’écosystème apprennent ensemble à s’attaquer aux Objectifs de Développement Durable de l’ONU. Celle où chacun des acteurs est à la fois contributeur et bénéficiaire. Celle qui forme des citoyens actifs, responsables et épanouis.

    J’ai 28 ans, je ne suis ni chanteur, ni guitariste, ni même footballeur professionnel. Au regard de mon historique, les statistiques ne me prédestinaient pas à faire un travail intellectuel. Aux chiottes les stat’. D’ailleurs je ne considère pas que je travaille, et je ne me considère pas intellectuel non plus. Je ne travaille pas, je m’engage. Je ne veux pas subir, je veux agir. Je n’ai que 28 ans, mais si je pouvais donner un conseil aux plus jeunes que moi : ayez confiance en votre potentiel, soyez curieux, entourez-vous de personnes qui vous tirent vers le haut et n’ayez pas peur de prendre des risques. Le vrai risque serait de ne pas essayer.

    Je m’appelle Julien de Sousa et je ne suis pas devenu maçon.

    Et bon anniversaire myself !

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